Résumé

Paul Féval Le prince Coriolani : oeuvres de Paul Féval soigneusement revues et corrigées (1880)

Il a fallu, pour changer votre cœur, l'adresse infernale de l'assassin de Monteleone.
— C'est toi qui es l'assassin de Monteleone ! s'écria le second fils du roi.
— Mais savez-vous, continua Fulvio, si vos bienfaits ne vous ont point été rendus au centuple? Sire, et vous, Altesse, votre protégé a été votre protecteur. Sans Porporato, Naples serait au pouvoir des Carbonari.
— Emparez-vous de cet homme ! ordonna le roi.
— Et, si dans une heure Fulvio Coriolani n'est pas dans son palais, poursuivit ce dernier sans se presser, vous assisterez à une fête dont le souvenir se gardera longtemps !
Source : Gallica

Paul Féval Le prince Coriolani : oeuvres de Paul Féval soigneusement revues et corrigées (1880)

Il est patient, parce qu'il est éternel ; les années passent. La terre a bu du sang; la mer profonde roule ses flots sur le cadavre, la terre et la mer, qui sont muettes toutes deux. Un cri s'é lève, d'où sort-il? nul ne le sait, mais chacun l'écoute, parce que ce cri, c'est la voix de la conscience divine.
- Ah çà ! très-cher docteur, dit le marquis Zanone pendant que l'orateur respirait; de quoi nous entretenez-vous, je vous prie?
— Laissez parler ! laissez parler ! s'écria-t-on de toutes parts.
— D'un crime oublié depuis bien longtemps, seigneurs, répondit Pier Falcone
Source : Gallica

Paul Féval Le prince Coriolani : oeuvres de Paul Féval soigneusement revues et corrigées (1880)

Je suis pâle, n'est-ce pas?.
— Tu es pâle, Céleste, tu l'aimes bien, ton Julien ?
— Quand on n'est que deux, Altesse.
Elle rougit, et son regard eut une gaité. Fulvio se pencha pour baiser son front comme eût fait un père, mais l'enfant, trop grand, trouvait le père trop jeune. Céleste se recula et cessa de sourire. Son minois prit une expression de douce et ferme dignité.
— Je ne me fâche pas, murmura-t-elle, mais j'ai seize ans, Altesse, et je m'attends à tout. Dieu est bon, notre vie va changer. Vous n'êtes pas mon frère, je ne crois pas cela ; ce serait trop de bonheur.
Source : Gallica

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