Georges de Labruyère,
L'homme voilé
(1938)
“ Devant cette vivante évocation d'un passé dont le souvenir paraissait lui peser lourdement aux épaules, le vieil aigle déroba sa main aux lèvres qui s'en approchaient et recula de plusieurs pas. Il faut croire que rien de ce qu'avait proclamé Vassilia n'était une révélation pour Johann-Luitpold car pas un muscle de son visage, pas un éclair de son regard, n'avaient témoigné d'un émoi quelconque. Il se contenta d'aller à son grand-oncle et de lui offrir le bras en disant : — Venez, sire, nous avons de graves décisions à prendre et les événements nous pressent. ”
