Résumé

Joannès Guetton Une histoire de curé racontée par un journaliste… (1884)

La vielle se tait, la danse s'interrompt et, quelques instants après, les parents, chassant devant eux les groupes de danseurs de tout à l'heure, reprennent le chemin de la cure.
La scène qui suivit au presbytère fut inénarrable : les danseuses à genoux, les jeunes gens la tête basse, imploraient leur pardon.
Et les adjurations recommençaient : « Monsieur le curé, vous ne partirez pas !. Pauvre père, ne nous quittez pas !. »
Le P. Olivier, dont les larmes ne tarissaient plus, - larmes de joie maintenant, — déchira devant tous la lettre qu'il avait écrite pour demander son changement.
Source : Gallica

Joannès Guetton Une histoire de curé racontée par un journaliste… (1884)

« Mes frères, reprend le P. Olivier, vous m'aviez promis qu'on ne danserait plus à Merdogne ; je comptais sur votre promesse, j'avais le droit d'y compter.
Cette promesse n'a pas été tenue. On danse en ce moment pis que jamais. On offense le bon Dieu et on se moque de moi. Je neveux plus rester ici. Je viens d'écrire à Monseigneur pour demander mon changement et je vous fais mes adieux. »
Une stupeur générale accueillit ces paroles ; puis soudaip, oubliant la sainteté du lieu, l'auditoire se précipite autour de la chaire : « Non ! pauvre monsieur le curé, vous ne partirez pas ! »
Source : Gallica

Joannès Guetton Une histoire de curé racontée par un journaliste… (1884)

Ah ! qu'il était loin de sa chambrette de Douai, le pauvre Olivier !
Elle n'était pas luxueuse, il s'en faut, celle-là : un lit, deux chaises, une table, c'était tout son mobilier. Mais elle était proprette, avenante, et dès que le soleil se montrait, Olivier avait l'étrenne de ses rayons ; alors il se sentait tout de suite l'envie de chanter.
Ici, quel changement ! un mauvais papier peint, un mauvais lit, de mauvais rideaux, une mauvaise table,
un mauvais semblant de fauteuil, et, pour brocher sur le tout, absence d'air et de propreté.
Source : Gallica

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