Résumé

Portrait de Liane de Pougy Liane de Pougy Les Sensations de Mlle de La Bringue

Car Lebreton était un grand voyageur. Tous les hivers le voyaient, hier à Nice, aujourd’hui en Sicile, demain à Ceylan, et après-demain à Pampelune, à Bénarès.
L’été lui faisait courir l’Angleterre, l’Allemagne et l’Amérique. Entre chaque voyage il faisait une station à Paris. Il n’y a que le pôle nord qu’il n’ait pas visité.
Mais beaucoup affirment que le pôle sud l’a vu.
Le visage de Lebreton défiait à peu près toute description. La tête encastrée dans un faux-col était tondue complètement à l’exception d’un toupet de cheveux qui lui sautillait sur le front raviné.
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Je criais « grâce » mentalement pour m’arrêter.
Alors, j’entendis, dans le noir, un grand ricanement formidable.
Je levai les yeux. C’était le monstre qui riait fantastiquement et, en l’examinant, je découvris, horreur ! qu’il ressemblait vaguement à l’alchimiste.
Mon cœur battait à gros coups.
Tout autour de la grosse grenouille, d’autres batraciens poussaient.
La main de Lebreton me semblait une de ces plantes à laquelle je me cramponnais : lotus, flèches, roseaux, qui s’enfonçaient sous moi.
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L’amour serait bon dans ce palais byzantin. Dans sa couche immense et moelleuse, dans ses bras musclés et ardents, sur sa poitrine haletante, on pourrait certes se croire loin de la terre.
Une phrase lancée d’un bout de la table à l’autre attira mon attention.
— Vous nous ferez un article dans l’Étendard, Lebreton, sur ce souper, vous, le pall-malliste superbe, dont une ligne dans votre journal, suivi par le Tout-Paris du monde de la littérature et du théâtre, suffit à mettre au jour pour sa vie ou dans le tombeau de l’oubli tel artiste, telle femme, telle maison...
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