Grouchegnka

Définition et enjeux

Portrait de Fédor Dostoïevski Fédor Dostoïevski Les Frères Karamazov (1923)

Mitia ne connaissait ce marchand que de vue et ne lui avait jamais parlé. Mais depuis longtemps, il avait la conviction que ce vieux libertin, dont la vie ne tenait plus qu’à un fil, ne s’opposerait pas à ce que Grouchegnka refît la sienne en épousant un homme sûr, que même il le désirait et faciliterait les choses, le cas échéant. Par ouï-dire, ou d’après certaines paroles de Grouchegnka, il concluait également que le vieillard l’eût peut-être préféré à Fiodor Pavlovitch comme mari de la jeune femme.
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Portrait de Fédor Dostoïevski Fédor Dostoïevski Les Frères Karamazov (1923)

Il y a bien des motifs pour lesquels on peut fouetter un homme, conclut sentencieusement Maximov.
— Assez, c’est idiot, j’en ai plein le dos ; moi qui croyais que ce serait drôle ! » trancha Grouchegnka.
Mitia s’effara et cessa de rire. Le pan aux longues jambes se leva et se mit à marcher de long en large, de l’air arrogant d’un homme qui s’ennuie dans une compagnie qui n’est pas la sienne.
« Comme il marche ! » fit Grouchegnka d’un air méprisant.
Mitia s’inquiéta ; de plus, il avait remarqué que le pan à la pipe le regardait avec irritation.
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Portrait de Fédor Dostoïevski Fédor Dostoïevski Les Frères Karamazov (1923)

« Il faut prendre des mesures... il faut prendre des mesures, criait de son côté Nicolas Parthénovitch ; on ne peut pas tolérer cela.
— Jugez-nous ensemble ! continuait Grouchegnka toujours à genoux. Exécutez-nous ensemble, je suis prête à mourir avec lui.
— Groucha, ma vie, mon sang, mon trésor sacré ! dit Mitia en s’agenouillant à côté d’elle et en l’étreignant. Ne la croyez pas, elle est innocente, complètement innocente ! »
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