Jules Patouillet

Élements biographiques

Jules Patouillet Ostrovski et son théâtre de moeurs russes (1912)

Chez aucun, si modernisé que nous le montre Ostrovski, n'apparaît l'intérêt aux manifestations de la pensée ou de l'art.
Ce n'est pas tout : il survit là, chez les hommes et chez les femmes, des croyances superstitieuses, legs de la tradition, et parfois des idées de l'autre monde. Dans les provinces, la vie paisible des petites villes est opposée, comme une marque de vertu, à la fièvre de mouvement qui dévore les grandes cités, jette les gens les uns sur les autres, dans un désordre et un vacarme où s'annonce la fin du monde.
Source : Gallica

Jules Patouillet Ostrovski et son théâtre de moeurs russes (1912)

Voyez un peu ce que font les hommes, quelle impunité ils s'accordent ! Ont-ils la moindre crainte, la moindre retenue? Toute fantaisie qui leur passe par la tête, ils la réalisent. Et ils exigent de nous non seulement que nous observions la loi, mais encore qu'en âme et pensée nous ayons la pureté. Comment, avec une vie aussi dévergondée que la leur, osent-ils exiger de nous quoi que ce soit? Qu'un mari pareil prenne une jeune fille, la plus honnête et la mieux née, sûr qu'au bout de trois jours elle crachera sur lui ou s'enfuira droit devant elle.
Source : Gallica

Jules Patouillet Ostrovski et son théâtre de moeurs russes (1912)

Grigoriev, rappelant plus tard ces années de généreuse foi aux lettres, écrit : « Ostrovski parut, et autour de lui, comme d'un centre, le cercle où se révélèrent à elles-mêmes mes croyances jusque-là confuses... Oh! comme nous croyions avec ardeur à notre oeuvre ! Quels hauts discours prophétiques coulaient parfois, dans nos buveries, des lèvres d'Ostrovski ! Avec quelle assurance alors le bonhomme Pogodine répondait de ses jeunes gens ! Avec quelle conscience, malgré nos folies, nous marchions vers un but grand et honnête ! Après un tel rêve, la vie est nue et vide. »
Source : Gallica

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