Résumé

Marthe Fiel,  Épreuves maternelles

“ Je crois que Paul Domanet est en ce moment, grisé par une ambition que son intelligence et sa réussite ont portée à son comble. Je ne puis que te recommander la patience. La vie des affaires use un homme et quand ton mari ressentira de la fatigue, la justice entrera dans son âme et il deviendra plus accessible. Je te plains, ma petite Denise, de traverser ces jours de souffrance, mais je crois fermement qu’une compensation te viendra. Dans la douleur germent parfois la paix et la douceur, car toute souffrance est inscrite par Dieu à notre actif et nous en obtiendrons le prix. ”
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Marthe Fiel,  Épreuves maternelles

“ Denise ne pensait presque plus à son mari, ni à la catastrophe qui pourrait fondre sur elle d’un moment à l’autre.
Quand la cuisinière vint l’avertir que le déjeuner était servi, elle parut sortir d’un rêve. Enivrée par la présence de ses enfants, émue de les voir si attachés à elle, elle réfléchit soudain à la responsabilité qu’elle encourait.
Les enlever, c’était les priver de tout, car son mari la punirait en lésant les enfants.
À l’effroyable menace qu’elle entrevoyait, son sang se glaçait. Jamais sort ne lui parut plus inextricable que le sien.
”
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Marthe Fiel,  Épreuves maternelles

“ C’est méconnaître la bonté divine que de ne pas profiter des heures de répit qu’elle nous octroie. Si le corps doit se reposer de son travail le septième jour, l’esprit ne doit-il pas aussi se libérer de ses inquiétudes inhérentes à l’existence ? Ne faut-il pas laisser l’espoir rayonner, puisque l’espoir existe pour nous soutenir et nous apaiser l’âme.
Denise voulait oublier les jours malheureux. Sa pensée se reporta vers le blessé. Dans son cœur généreux, elle ressentait pour lui une immense pitié de le voir ainsi jugulé par la fatalité.
”
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