Résumé

Various L'Illustration, No. 0025, 19 Août 1843

Puis, à peine Buonvicino fut-il sorti, à peine eut-elle entendu la porte se fermer sur lui, qu'elle donna un libre cours à son désespoir jusqu'alors si péniblement comprimé. Elle se leva et courut au berceau où son Venturino dormait; elle le couvrit de baisers, et le charmant visage du jeune enfant fut inondé par un torrent de larmes, dernier tribut payé aux souvenirs de sa jeunesse, à ce premier amour qui ne l'avait charmé que par son innocence. A quel asile plus sûr une mère peut-elle recourir, dans les périls du coeur, qu'à la céleste pureté de ses enfants?
Source : Gutenberg

Various L'Illustration, No. 0025, 19 Août 1843

Buonvicino appuya son front sur la pierre du sépulcre, et des pleurs, des pleurs abondants s'échappèrent de ses yeux. Une tendre piété le saisit tout entier. La pensée de Dieu, de la fin de toutes choses, du juste souffrant pour expier les fautes du genre humain, le sentiment d'une douleur universelle s'était substitué dans son âme au sentiment de ses propres chagrins, à l'idée de ses souffrances passées, de sa récente erreur, de la patrie, de Marguerite, de tout ce qui, dans le monde, l'avait fait jouir et souffrir.
Source : Gutenberg

Various L'Illustration, No. 0025, 19 Août 1843

Mais le sommeil paisible n'est plus pour toi; ton époux est là l'accablant de son silence. Pendant les heures pesantes des longues veilles, tu cherches à reporter ta pensée sur les soucis et les plaisirs de la vie; tu cherches le bonheur dans cet objet que tu appelles ton bien, et qui est la source de tous tes maux. Mais là encore que de doutes! que de délires! Qui t'assure d'être aimée? T'a-t-il donné de son amour les preuves que ton mari t'a données de sa tendresse? Il m'aimera, dis-tu, parce que je l'aime! Ton époux ne t'aimait-il pas?
Source : Gutenberg

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