Résumé

Journée de Torrejon d'Ardoz (le 22 juillet 1843… (1843)

L'avant-dernière brigade, surtout, appartenant à la division de Zurbano, marchait aux cris de vive le Régent! et avec toutes les apparences de la plus grande décision.
Narvaez comprit ce qui lui restait à faire. Avec la rapidité de l'éclair, il s'empara des bataillons stupéfaits, sans leur donner le temps de revenir de leur étonnement. Ce n'était plus alors le général qui commande une bataille, c'était l'homme inspiré qui fascine les multitudes, et finit par les subjuguer.
Source : Gallica

Journée de Torrejon d'Ardoz (le 22 juillet 1843… (1843)

Cependant un sergent déchargea sur ce chef courageux un coup de pistolet, heureusement sans l'atteindre ; puis, de sa lance, il lui tira une botte à fond; le coup, bien qu'arrêté, le blessa grièvement à la cuisse. Shelly n'y répondit qu'en sauvant la vie à l'assaillant. Dès lors la cavalerie tout entière ne fit plus qu'un seul corps.
Dans l'infanterie de Seoane, les premiers bataillons restèrent frappés de stupeur, en se voyant sans artillerie, sans cavalerie, ayant sur eux tout le gros des ennemis.
Source : Gallica

Journée de Torrejon d'Ardoz (le 22 juillet 1843… (1843)

Il fallait à Narvaez inspirer de la confiance à ses soldats : il n'était pas encore bien connu de tous ; il lui fallait imposer à l'ennemi, augmenter son propre crédit, grossir ses bataillons, et se mettre bientôt en état de frapper un grand coup capable de faire pencher la balance de son côté. Lors même qu'il n'eût pas éprouvé d'échec, il aurait suffi à Espartero de manœuvrer et de l'entretenir pendant quelque temps, pour lui faire perdre l'occasion et détruire le plan de campagne qu'il s'était proposé de suivre.
Source : Gallica

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