Résumé

Portrait de Étienne Cabet Étienne Cabet Bombardement de Barcelone, ou voilà les Bastilles… (1843)

C'est pour leur bien qu'on a bombardé Barcelone avec une fureur inouie; c'est pour leur bien qu'on a publié des bandos menaçans; c'est pour leur bien qu'on a déclaré la place en état de siège; c'est pour leur bien qu'on a forcé cinquante mille hommes et femmes à bivouaquer dans la campagne ; qu'on a réduit la population au désespoir; et qu'on fusille aujourd'hui bon nombre de soldats et de miliciens ! Tout cela, c'est le témoignage du patriotisme et de la générosité de Van Halen, Zurbano, Guttierrez, honorable trinité qui triomphe aujourd'hui.
Source : Gallica

Portrait de Étienne Cabet Étienne Cabet Bombardement de Barcelone, ou voilà les Bastilles… (1843)

Tant va la cruche à l'eau qu'à la fin elle 'se casse, dit le proverbe : à force d'émeutes écrasées, ne peut-il pas 'arriver une émeute ou une insurrection et une révolution populaire victorieuse ? Cela ne s'est-il jamais vu sur la Terre , ni à Paris , ni à Londres, ni à Bruxelles, ni à Varsovie, ni à Madrid, ni à Barcelone.?
Ah! puisse le Peuple ne jamais souiller sa victoire par la vengeance, la spoliation et la cruauté! Ce ne sont pas seulement l'humanité, la générosité, la justice même qui le lui crient ; c'est aussi la raison, c'est son intérêt, oui son intérêt, son plus profond intérêt.
Source : Gallica

Portrait de Étienne Cabet Étienne Cabet Bombardement de Barcelone, ou voilà les Bastilles… (1843)

Le Constitucionnal de Barcelone dit formellement : « C'est la France elle-même qui se plait, dit-il, à jeter l'Espagne dans les bras de l'Angleterre. La France a mis Espartero dans la dure nécessité de tourner ses vues vers la Grande-Bretagne. C'est l'Angleterre qui nous tue, c'est la France qui nous a livrés au bourreau. Les triomphes alternatifs des partis en Espagne ne sont, en dernière analyse, que le triomphe alternatif de la France et de l'Angleterre. »
Source : Gallica

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