Francisque Monnet, Une histoire au-dessus du crocodile (1876)
“ Mais l'amour d'une Manta, oh ! vois-tu, ce sont les caresses éternelles du printemps : la brise est moins fluide, l'abîme moins profond , la flamme moins ardente ! Et je t'aime! s'écria-t-elle encore, tandis que sa main arrondie tenaillait faiblement mon bras. Un frisson inconnu m'envahissait tout entier. Elle lâcha ma main, s'éloigna un peu, s'assit et reprit d'une voix plus grave : — La nuit est longue pour celui qui veille et attend, les heures qui passent dans une anxiété dévorante, sont lentes à s'écouler, lorsque la nature qui nous a mis debout, nous crie : marche ! ”
