H. Delaveau, Les Seigneurs d’Aksakova, chronique d’une famille russe sous Catherine II
“ Mikhaïl Maksimovitch meurt d’un coup de sang [8] , et, chose étrange, il est pleuré par sa femme. Prascovia ne peut pas oublier qu’elle l’a aimé pendant quatorze ans. Ce qui l’afflige surtout, c’est que son mari soit mort sans avoir eu le temps de se repentir. Elle voudrait disposer, en faveur du fils de Stépane Mikhaïlovitch, son tuteur, de tous les biens qui lui restent; mais le seigneur d’Aksakova refuse ce don. Tel est le caractère de la femme russe, mélange singulier de dévoûment et de fierté, d’indépendance et de soumission. ”
