Résumé

L. Wolowski La Question du Servage en Russie…

N’appartenir à aucune commune est un privilège dont profitent seulement les conditions sociales plus élevées, alors que tout le fardeau retombe sur les autres. On y est forcément attaché comme le Romain de l’empire l’était à la corporation. Pour qu’on se dégage de cette servitude, il faut que la commune vous affranchisse. C’est un état artificiel, fruit de la servitude. Rien de plus faux que de prétendre que « le communisme russe n’est nullement une institution, mais une condition naturelle qui tient à la race, au climat, à l’homme, à la nature. »
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L. Wolowski La Question du Servage en Russie…

Personne ne peut échapper au fatal niveau du partage périodique des terres : pour s’élever, pour donner de l’essor à son activité et à son intelligence, il faut abandonner le sol, il faut briser les liens de la glèbe communale et se livrer à l’industrie ou au commerce. Comment le pauvre paysan pourrait-il améliorer les cultures, lorsque d’un côté, au bout d’un certain temps, le champ qu’il aura le mieux travaillé doit retomber dans la masse commune, et que d’autre part la seule leçon de nature à lui profiter, celle de l’expérience et de l’exemple, fait entièrement défaut?
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L. Wolowski La Question du Servage en Russie…

En Russie, dit-on [34] , il n’y a malheureusement que les deux extrêmes de la société qui aient conservé leur organisation nationale : d’un côté le tsar autocrate, de l’autre le peuple communiste. M. de Gerebtzof semble ignorer que le peuple communiste maintient l’autocratie du pouvoir, et ce qu’il prend pour des symptômes d’une organisation nationale n’est que le reflet fidèle de l’enfance sociale. Le communisme russe, c’est la communauté primitive, d’où les autres nations sont successivement sorties pour grandir, pour accroître leur richesse et leur puissance, et pour conquérir la liberté.
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