Résumé

Émile Montégut Le Socialisme et la littérature démocratique en Angleterre

S’il y a dans le monde un pays où le socialisme soit peu dangereux, et même où il puisse faire quelque bien, à coup sûr c’est l’Angleterre. Des esprits élevés comme Carlyle, Dickens ou Disraëli, des écrivains de talent comme miss Martineau et l’auteur d’Alton Locke s’en emparent, lui enlèvent ses dents venimeuses et s’en servent comme de moyens politiques pour appeler l’attention du gouvernement sur les souffrances du peuple.
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Émile Montégut Le Socialisme et la littérature démocratique en Angleterre

Les États-Unis ont été fondés par les efforts combinés de toutes les familles émigrées depuis deux siècles, ayant toutes les mêmes intérêts, parce qu’elles avaient toutes les mêmes dangers et la même cause ; mais en Angleterre rien de pareil ne subsiste : comme toutes les nations européennes, l’Angleterre a traversé la féodalité, et la monarchie y est inséparable de l’idée de famille et de l’idée de hiérarchie. Le socialisme, contraire aux fortes et saines vertus domestiques de la vie anglaise, ne s’accorde pas mieux avec ses vertus politiques, avec son indépendance.
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Émile Montégut Le Socialisme et la littérature démocratique en Angleterre

Ces peintures de la réalité la plus poignante ont en outre une cause littéraire : elles s’expliquent par l’amour des Anglais pour le vrai. Rendons cette justice à ce grand peuple : il ne sait pas mentir. Nous ne voulons pas dire qu’il ne lui arrive jamais de commettre ce vilain péché ; mais, lorsqu’il se sert du mensonge, il s’en sert avec si peu de finesse, il s’en sert si grossièrement, que la vérité se laisse toujours voir comme, par derrière une vitre transparente.
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