Émile Montégut, La Poésie des Montagnes à propos du nouveau livre de Jules Michelet
“ La masse froide et sans repos des glaciers se meut en avant jour par jour ; mais c’est moi qui lui ordonne d’avancer ou d’arrêter sa marche. » Nous parlions tout à l’heure des terreurs de la montagne, que pense M. Michelet de cette tombée de la nuit au sommet des Alpes ? « Les brouillards montent en bouillonnant autour des glaciers, les nuages s’élèvent rapidement au-dessous de moi, par masses onduleuses, blancs et sulfureux comme l’écume de l’océan soulevé du profond enfer, dont chaque vague se brise sur un rivage vivant où sont entassés les damnés en guise de cailloux. » ”
