Esprit religieux

Définition et enjeux

Portrait de François-René de Chateaubriand François-René de Chateaubriand Mémoires d’outre-tombe (1850)

de chrétien zélé que j’avais été, j’étais devenu un esprit fort, c’est-à-dire un esprit faible. Ce changement dans mes opinions religieuses s’était opéré par la lecture des livres philosophiques. Je croyais, de bonne foi, qu’un esprit religieux était paralysé d’un côté, qu’il y avait des vérités qui ne pouvaient arriver jusqu’à lui, tout supérieur qu’il pût être d’ailleurs. Ce benoît orgueil me faisait prendre le change ; je supposais dans l’esprit religieux cette absence d’une faculté qui se trouve précisément dans l’esprit philosophique :
Source : Wikisource

André-Léon Paul L'Unité chrétienne. Schismes et rapprochements… (1930)

Ils ne prennent pas sans doute les objets religieux pour des abstractions, mais pour dès réalités inaccessibles aux sens et vivant d'une existence purement spirituelle. Ils rappellent les versets qui leur sont favorables : « Heureux ceux qui n'ont pas vu et qui ont cru. c'est l'esprit qui vivifie, la chair ne sert de rien. » Ils répudient volontiers les ornements de l'Église, les rites, et se contentent d'un message qui s'adresse à la seule conscience, mes- sage du salut qu'ils appellent la seule chose nécessaire.
Source : Gallica

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