Marc-Lucien Boutteville

Élements biographiques

Marc-Lucien Boutteville M. Dupanloup évêque d'Orléans et son dernier pamphlet (1867)

Si tel était Dieu, s'il lui plaisait de nous confondre par de tels moyens, le moindre d'entre nous gardant une lueur d'équité lui serait supérieur, et, pour trouver des égaux à ce Dieu-là, il faudrait le mesurer aux despotes les plus fantasques, aux tyrans les plus cruels. Dieu serait le monstre suprême, et tout ce qu'il y a de sain, de bon et de sensé dans l'humanité, n'aurait plus qu'à se lever en masse contre lui, à le mettre en accusation et à placer sur son trône usurpé et souillé d'injustice le grand juge des hommes et des dieux : la conscience humaine.
Source : Gallica

Marc-Lucien Boutteville M. Dupanloup évêque d'Orléans et son dernier pamphlet (1867)

Ce n'est pas par amour du bien, ce n'est pas en haine du mal que le croyant pratique la vertu : s'il se soumet à la loi divine, c'est uniquement dans l'espoir de plaire à son Dieu et pour devenir l'objet de sa prédilection ; car il aspire au paradis, et surtout il redoute l'enfer. Ses actes peuvent ainsi ressembler à des vertus, mais ils ne procèdent pas de la vertu ; ils sont dans la légalité, non pas dans la moralité. »
M. d'Orléans est de tout autre avis : « Qui ne sait, dit-il, que le chrétien fait le bien pour le bien, aime Dieu pour Dieu ! »
Source : Gallica

Marc-Lucien Boutteville De la Nécessité d'un nouveau culte en France… (1830)

Je vois d'ici le rire et le mépris éclater sur tous les visages; je vois le duc d'Orléans chassé honteusement comme un jésuite, et déclaré indigne d'être le Roi des Français.
De ce que la religion, ce lien commun entre tous les hommes, est aujourd'hui anéantie, résulte ce malaisé indéfinissable qui depuis long-temps tourmente la société et ouvre pour elle l'abîme des révolutions ; de là aussi ce froid égoïsme qui nous désunit, qui nous tue.
Source : Gallica

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