Arthur Schopenhauer,
Sur la religion
“ Délivrer quelqu’un d’une erreur, ce n’est pas lui enlever une chose, mais lui en donner une. Reconnaître en effet qu’une chose est fausse, c’est affirmer une vérité. Or, nulle erreur n’est indifférente ; chacune, tôt ou tard, sera nuisible à celui qui la cultive. Aussi ne faut-il tromper personne et vaut-il mieux avouer qu’on ignore ce qu’on ignore, en laissant chacun établir lui-même ses articles de foi. Peut-être ceux-ci ne seront-ils pas si mauvais, car ils se heurteront et se rectifieront réciproquement. En tout cas, la multiplicité des vues fondera la tolérance. ”
