Philosophie païenne

Définition et enjeux

Baron d’Eckstein Revue des Deux Mondes

Naïve et créatrice, héroïque et réformatrice, théosophique et sublime, la religion païenne, dans les trois phases de son développement patriarcal, héroïque et théosophique, a montré de la force, une puissance suffisante pour nourrir et pour instruire le genre humain, une énergie substantielle. Synthétique et absolue, analytique et sceptique, expérimentale et rationnelle, la philosophie païenne a brillé des plus hautes facultés de l’intelligence ; comme la religion, elle a réagi sur la législation et sur le gouvernement de l’État.
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Portrait de Philarète Chasles Philarète Chasles Revue des Deux Mondes (1876)

La réaction ne s'arrêta pas là : souvent invoquée par les chrétiens, la' philosophie païenne devint leur protectrice; elle coïncidait avec quelques-uns de leurs dogmes et de leurs opinions. Pour adoucir la haine des païens, ils avaient accepté comme utiles les axiomes les plus moraux de Platon et du Portique ; ils n'avaient pas craint d'avouer que les travaux de la philosophie ancienne avaient servi de précurseurs à la philosophie chrétienne.
Source : Gallica

Augustin Dautry L'Orpheline de Montargis (Mme Dautry… (1890)

La sagesse païenne a aussi reconnu que l'examen particulier est un usage de raison et de sage philosophie ; il roule le péché, le masse, le pelote, le broie, le désosse avec un art qui fait pénétrer le jour dans beaucoup de recoins que l'on tenait soigneusement fermés ; il pénètre les plis et les replis de la conscience qui souvent s'ignore, s'abuse ou s'égare, faute de réflexion, de lumière ou de bonne direction.
Source : Gallica

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