Jean-François Baltus,  Jugement des SS. Pères sur la morale de la philosophie payenne (1719)

“ Ce n'est qu'à proportion de la connoissance, que la Morale nous donne de ces grandes véritez, que ses préceptes peuvent être utiles & capables de faire impression sur nous. Si elle n'en a elle-même qu'une connoissance incertaine, obscure & mêlée d'erreurs, elle ne peut éviter de tomber dans l'erreur & de nous y entraîner avec elle. Si elle les ignore entiérement, & qu'elle nous les laisse ignorer, elle devient absolument inutile ; Car qui est l'homme, qui voulût s'astreindre à observer ses préceptes, si par exemple, il n'est pas persuadé de la providence de
Dieu, ou de l'immortalité de l'ame?
”
Source : Gallica

Jean-François Baltus,  Jugement des SS. Pères sur la morale de la philosophie payenne (1719)

“ Je n'en fuis pas surpris, car où est l'esprit un peu solide, qui ne decouvre d'abord le faux de cette gloire humaine, & la vanité de toutes ces louanges? Mais quand ils semblent refuser les applaudissemens des autres, on ne les voit jamais se refuser les leurs propres. Ce font ordinairement ceux qui font les plus orgueilleux, pleins & contens d'eux-mêmes au de-là de l'imagination & toûjours prêts à dire, comme le Pharisien de l'Evangile : Je ne fuis pas comme le reste des hommes. ”
Source : Gallica

Jean-François Baltus,  La religion chrétienne prouvée par l'accomplissement des prophéties de l'Ancien et du Nouveau Testament… (1728)

“ Il ne fera pas non plus inutile de remarquer que tous ces Rois & ces peuples, si attachez à l'Eglise, & si zélez pour sa propagation & pour sa gloire , avoient été d'abord étrangers par rapport à elle, & que quelques-uns même d'entr'eux l'avoient persecutée; mais que l'Eglise par une merveille qu'on ne sçauroit trop admirer , est venue à bout de les vaincre par sa patience , de les gagner à Jesus-Christ, & de changer la haine extrême qu'ils lui ponoient autrefois dans un amour, un respect & un attachement encore plus grand. ”
Source : Gallica

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