François-Émile Chavin de Malan

Résumé

François-Émile Chavin de Malan Histoire de saint François d'Assise… (1841)

Nous sommes les enfans de cette pauvre femme qui habite au désert. Et le roi les embrassant avec une grande joie : Ne craignez rien, vous êtes mes fils. Si des étrangers se nourrissent de ma table, combien aurai-je plus de soin de mes enfans ! Ce roi, très saint Père, c'est Notre-Seigneur Jésus-Christ.
Cette fille si belle, c'est la pauvreté, qui étant rejetée et méprisée partout, se trouvait dans ce monde comme dans un désert. Le Roi des rois descendant du ciel et venant sur la terre, eut pour elle tant d'amour qu'il l'épousa dans la crèche.
Source : Gallica

François-Émile Chavin de Malan Histoire de saint François d'Assise… (1841)

Cette miséricordieuse tendresse, cette compassion qu'il ressentait à la vue des pauvres et qu'il conserva toute sa vie, n'était pas seulement naturelle; dès sa jeunesse, la grâce y avait mêlé quelque chose de divin, qui s'augmenta tellement avec l'âge, qu'il semblait s'être tout transformé en amour. Si le père aime ses enfans, saint François était le père, le patriarche des pauvres, suivant l'expression de saint Bonaventure; on eût dit qu'il les avait tous renfermés dans son cœur, ou que son cœur s'était épanché par l'amour dans tous les pauvres.
Source : Gallica

François-Émile Chavin de Malan Histoire de saint François d'Assise… (1841)

L'humilité, comme Véronique, essuie de son voile la poussière, la sueur et le sang sur sa face désolée ; l'amour, comme Simon le Cyrénéen, veut porter sa part du fardeau ; c'est en vain. François , découragé et tremblant, retombe sur ses mains meurtries; il s'écorche les genoux aux cailloux du torrent de Cédron; cette montée du Calvaire lui semble rude et longue; il appelle à grands cris la dissolution, la mort de son corps, afin d'être uni, d'être conforme à Jésus-Christ. La neuvième heure du jour va sonner sur le calvaire franciscain.
Source : Gallica

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