Résumé

Henri Bouquet L'évolution psychique de l'enfant (1909)

Il est donc bien naturel que les premières manifestations vitales de ce nouveau-né soient des réflexes, c'est-à-dire des réactions mécaniques aux impressions extérieures. De cet ordre sont les cris et les mouvements provoqués.
Le cri de l'enfant, chacun sait que c'est la première façon dont il manifeste sa présence et que, à peine sorti de l'organisme maternel, dépendant encore de lui par un lien fragile, l'enfant crie. Que ce cri soit un réflexe, nous
n'en pouvons douter, et il est certain que la conscience n'a aucune part à cette première manifestation.
Source : Gallica

Henri Bouquet L'évolution psychique de l'enfant (1909)

S'il est, dans la psychologie de l'enfant, un chapitre qui puisse être considéré comme le plus rudimentaire de tous, c'est, à n'en pas douter, celui qui traite des notions dont nous écrivons ici le nom. Etant donné ce que nous savons des idées que l'enfant se fait des choses tangibles et matérielles, il ne peut nous étonner que des idées générales aussi abstraites que celles-là restent pour lui dans le domaine de l'inconnu, sinon de l'inconnaissable, et que ce ne soit que l'éducation et même l'éducation prolongée qui puisse les lui révéler.
L'enfant n'est pas artiste.
Source : Gallica

Henri Bouquet L'évolution psychique de l'enfant (1909)

Il va la bercer, la coucher, la nettoyer, l'habiller, la gronder, persuadé et fier d'être à son tour le supérieur de quelqu'un, et ce quelqu'un est sa poupée. De là cette sollicitude de tous les instants pour ce jouet, sollicitude où quelques-uns ne sont pas loin de voir un instinct maternel fruste et pour ainsi dire en puissance et où il n'y aura, en réalité, que de l'imitation tout simplement.
Source : Gallica

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