Résumé

Portrait de Pierre Honoré Bérard Pierre Honoré Bérard Cours de physiologie, fait à la Faculté de médecine de Paris… (1848-1855)

Revenons à la veine cave supérieure. Les troncs innominés ou veines brachio-céphaliques qui lui font suite n'ont pas de valvules; mais, à l'embouchure de la veine jugulaire interne dans chaque tronc innominé, se trouve une valvule importante et que je serais tenté d'appeler célèbre, car elle a généralement attiré l'attention depuis que Fabrice d'Aquapendente, et après lui, Ruysch et autres, l'ont signalée. Des deux valvules qui forment la paire, l'une est en avant, l'autre en arrière. Les bords libres, comme on le pense bien, sont dirigés vers le cœur.
Source : Gallica

Portrait de Pierre Honoré Bérard Pierre Honoré Bérard Cours de physiologie, fait à la Faculté de médecine de Paris… (1848-1855)

L'énorme différence qui existe, à cet égard, entre les veines et les artères, ne tient pas seulement à la dilatabilité et à la souplesse des veines; elle est due, encore et principalement, à ce que la carrière veineuse est beaucoup plus ample que la carrière artérielle. On peut, en réduisant la première par des ligatures, y augmenter la tension. C'est ainsi que M. Poiseuille, ayant fait revenir le sang d'une partie par une seule veine, du volume de l'artère qui alimentait cette partie, a vu la pression devenir à peu près égale dans les deux vaisseaux.
Source : Gallica

Portrait de Pierre Honoré Bérard Pierre Honoré Bérard Cours de physiologie, fait à la Faculté de médecine de Paris… (1848-1855)

Si pourtant on veut considérer le cœur comme une sorte d'intersection dans le cercle vasculaire, on sera autorisé à tenir compte des différences de longueur des vaisseaux dans l'appréciation de la vitesse du sang qui les parcourt. Tous les chirurgiens ont pu observer que le sang s'échappe d'une artériole du pied avec beaucoup moins de vélocité que d'une artériole de même diamètre ouverte au voisinage de la poitrine; c'est que, pour arriver au pied, le sang a subi plus longtemps l'influence retardatrice du frottement que pour parvenir aux parois thoraciques.
Source : Gallica

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