Costa de Beauregard

Résumé

Costa de Beauregard Revue des Deux Mondes

« Ah ! mon Roi, nous sommes perdus. »
Les soldats sont entrés derrière elle. La Pérouse s’empare de l’épée que Victor-Amédée a laissée sur la table, et s’approche.
Le Roi n’en croit ni ses oreilles ni ses yeux : cette troupe, ce La Pérouse dans sa chambre à pareille heure :
— Sortez ! crie-t-il suffoqué.
— Sire, j’ai l’ordre de m’assurer de Votre Majesté.
— L’ordre de qui ?
— Du Roi.
— Le Roi, c’est moi, je n’ai délié personne du serment de fidélité. Je suis le maître.
— Il n’y a qu’un Dieu et qu’un maître, Sire. Votre Majesté m’a elle-même donné son fils pour Roi, je lui obéis.
Source : Wikisource

Costa de Beauregard Revue des Deux Mondes

« Pourquoi s’étonner qu’une femme qui a trompé son mari et le Bon Dieu trompe aussi son amant ? »
Mais encore rien n’est fragile comme la componction du diable qui, sur le tard, se fait ermite. Un mot, un regard suffisent à ce qu’il se ressouvienne de son âge victorieux.
C’est précisément ce qui arriva certain soir que Victor-Amédée trouvait la comtesse de Saint-Sébastien tout en larmes au chevet du comte de Schoulembourg. Le bonhomme se mourait après avoir loyalement servi le Roi, comme général de ses armées et, non moins loyalement, la jolie veuve comme sigisbée.
Source : Wikisource

Costa de Beauregard Revue des Deux Mondes

« Rien n’obligeait le Roi à vivre dans ce triste pays de Savoie ; le climat lui était funeste. Du train dont toutes choses allaient en Piémont, chacun y désirait son retour. C’était conscience de laisser ainsi misérablement s’effriter son œuvre si glorieuse. »
Lui ne demandait qu’à être persuadé. Telle était, d’ailleurs, sa certitude de se voir obéi au premier signe, qu’il résolut de profiter d’un prochain voyage de Charles-Emmanuel à Evian pour lui signifier sa volonté de reprendre le pouvoir.
Sur ces entrefaites, Blondel, brusquement appelé à Versailles, traversait Chambéry.
Source : Wikisource

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature