Paul-Émile Debraux

Résumé

Paul-Émile Debraux La France au tombeau du général Foy… (1825)

Et partout sur leurs pas une sombre douleur Vient arracher des pleurs à toutes les paupières.
Ombre de ce héros, jouis avec orgueil!
Jouis de nos nombreuses larmes.
Ces pleurs versés sur ton cercueil, Ils ne sont point offerts à l'éclat de tes armes, A ta gloire on n'a donné rien.
On pleure un guerrier citoyen.
De tes vertus voilà la récompense !
Mais, que dis-je ! et pourquoi gémir Sur le preux qui meurt pour la France?
Dès qu'il rend le dernier soupir Son immortalité commence.
Adieu.. ! quoi pour un jour qu'il a sur nous d'avance, Faut-il donc verser tant de pleurs ?
Source : Gallica

Paul-Émile Debraux La France au tombeau du général Foy… (1825)

Ainsi finit un héros que la mort n'avait osé frapper à la tête des armées. Il n'est plus, mais sa mémoire est éternelle : il vivra a jamais dans le cœur des Français qui, pour prolonger son souvenir, instruiront d'âge en âge leurs enfans à vénérer la mémoire de ce grand homme, de ce défenseur ardent des libertés publiques. La Renommée proclamera, d'un bout du pôle à
l'autre, sa gloire et son triomphe.
Source : Gallica

Paul-Émile Debraux La France au tombeau du général Foy… (1825)

« Un feu coupable en vos cœurs attisé , » Ne vous fait regretter, j'en appelle à l'histoire, » Dans cet autre fils de la gloire, » Qu'un fragment d'un sceptre brisé ? » C'est ainsi que la calomnie, Faisant siffler partout ses serpens odieux, Des princes trop souvent a fasciné les yeux ; C'est ainsi que sa voix, trop rarement punie, En vœux séditieux a transformé nos pleurs Et trouvé des complots dans la reine des fleurs : Sa main détruit à l'instant qu'elle touche Et son œil ardent et farouche Trouverait des poisons dans la reine des fleura.
Source : Gallica

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