Ernest Mousset

Élements biographiques

Ernest Mousset Le cyclisme (1912)

Rien ne peut donner une idée de ce qu'est la machine humaine comme une course telle que le Tour de France, depuis la dernière formule surtout. Quelle merveilleuse mécanique et combien elle laisse loin derrière elle, comme souplesse et comme qualité, toute les créations de l'homme ! Qu'ils ont le cœur bien suspendu, le cerveau libre, l'âme solide, tous ceux qui ont accompli ce dur calvaire!
Source : Gallica

Ernest Mousset Le cyclisme (1912)

Il les logent chez eux et ils les entraînent avec une réelle autorité, une compétence et un dévouement à toute épreuve.
N'empêche que tout coureur qui gagne à peu près sa vie a, à côté de lui, un brave garçon qui s'occupe de lui. A part quelques exceptions, un grand crack ne se commet pas à resserrer un boulon ou à remonter un pneu. Pour conduire sa machine sur la piste, pour le lancer, il faut un homme de confiance. Ce sont, pour la plupart, de petits coureurs qui limitent leur ambition à décrocher, par ci par là, quelque vague prime ou un troisième prix dans une course d'abonnés.
Source : Gallica

Ernest Mousset Le cyclisme (1912)

Rien n'est plus facile, en effet, que de se laisser prendre à la
griserie de la vitesse en plein air, le long des routes boisées, ou sur les grands chemins découverts, et par là, de se laisser entraîner à un surmenage qui ne tarde pas à produire ses effets désastreux. Cependant, les avantages que l'on peut tirer de la pratique de la bicyclette sont à tout âge incontestables, s'ils sont limités et proportionnés à la résistance du cycliste, à son adaptation musculaire antérieure, à son entraînement, à son âge, à son genre d'alimentation.
Source : Gallica

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