Michel Bréal, Pour mieux connaître Homère (1906)
“ Tout nous donne l'idée d'une religion qui, depuis de longues années, fournit à la poésie des épisodes amusants et piquants, mais n'intéressant en rien la religion ni le culte. En regard de cet étrange Olympe, nous voyons que l'Iliade célèbre la fidélité à la parole jurée, l'amour de la famille, le respect de la vieillesse, la pitié pour le malheur. En colligeant un certain nombre de vers, on pourrait composer une morale homérique un peu courte, un peu terre à terre, mais encore suffisante pour le commun des hommes, la môme que chez les poètes gnomiques. ”
