Résumé

Portrait de Louise Colet Louise Colet,  Promenade en Hollande

“ La pauvre fille, vêtue de lilas clair comme au soir de ses fiançailles, était étendue sur un sofa. Son visage se colora en nous voyant entrer, mais la force lui manqua pour se lever.
« Qu’avez-vous donc, ma pauvre amie ? s’écria Georges en lui baisant les mains et le front.
— Elle est comme moi, la vie lui échappe, » murmura Guillaume, qui s’était affaissé sur un fauteuil.
Rosée pleurait sans pouvoir parler. En ce moment Georges regarda Marguerite.
« Comment avez-vous fait pour vous conserver grasse et fraîche ? » lui dit-il en lui prenant fraternellement la main.
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Portrait de Louise Colet Louise Colet,  Promenade en Hollande

“ Et elle se mit à tourner comme un écureuil autour de la vitrine.
« Quoi, c’est toi ! exclama, pâle et immobile de colère, le savant désespéré ; sors, misérable ! car si tu n’étais pas ma fille, je te tuerais ! »
En prononçant ces mots, Van Dolfius s’affaissa dans les bras de sa femme, qui comprenait sa douleur.
« Eh ! mon Dieu, on vous la rendra, votre Cythérée des mers du Japon, s’écria Sulpicia du seuil de la porte, et s’il vous faut un plongeur pour aller la chercher, j’en trouverai un. »
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Portrait de Louise Colet Louise Colet,  Promenade en Hollande

“ « Voilà Georges, me dit la blonde cendrée.
— Voilà Guillaume, » ajouta la blonde aux cheveux d’ambre.
Je répliquai quelques-uns de ces mots qui lient bientôt les femmes ; car toutes se comprennent par l’amour.
Dans un angle du parloir était une petite porte, masquée par un rideau, qui conduisait au boudoir des deux amies ; c’est là qu’elles se retiraient pour écrire aux chers absents et pour y rêver dans la solitude en regardant le cours de la Meuse longtemps maudite qui les avait emportés, mais aujourd’hui bénie, car c’est sur ses eaux que glisserait le vaisseau qui les ramènerait.
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