Ermance Dufaux de La Jonchère

Élements biographiques

Ermance Dufaux de La Jonchère L'Enfant, hygiène et soins maternels pour le premier âge… (1886)

L'enfant est encore mieux, éveillé, dans les bras de sa mère, ou d'une autre femme, que dans cette voiture où il dort. Lorsqu'un enfant est porté par sa mère, il est debout, les muscles du tronc, du cou agissent, ils se fortifient. Sa mère lui parle, lui montre les objets
qui l'entourent. Elle développe son intelligence. Dans la voiture, les muscles de l'enfant n'agissent pas, son intelligence elle-même reste inactive, car le nouveau-né, dans son sommeil, n'a aucune conscience de de ce qui se passe autour de lui.
L'éminent docteur n'a évidemment pas bien pesé cette phrase en l'écrivant.
Source : Gallica

Ermance Dufaux de La Jonchère L'Enfant, hygiène et soins maternels pour le premier âge… (1886)

On ne peut nier qu'il revienne de nourrice de beaux et vigoureux enfants. Mais, comme le dit si bien le docteur Bouchut : « sans prétendre, comme quelques médecins, que tout enfant envoyé en nourrice loin de sa mère est un enfant qu'on envoie à la mort, on peut dire qu'il a de grandes chances de succomber2. » C'est une de ces extrémités auxquelles on ne se résigne que contraint et forcé par la nécessité; mais qu'on accepte alors comme la volonté de Dieu, avec cette soumission, mêlée malgré tout d'espérance, que donne le sentiment du devoir accompli.
Source : Gallica

Ermance Dufaux de La Jonchère L'Enfant, hygiène et soins maternels pour le premier âge… (1886)

L'enfant, en agitant ses bras et ses jambes dérange ses couvertures et demeure découvert, exposé au froid.
Les cahots de la voiture, le mouvement qu'il se donne, le sommeil qui le prend lui font perdre l'aplomb ; on le voit parfois replié sur lui-même, ou-la tête renversée de côté ou d'autre, le visage au soleil, dormant d'un sommeil fiévreux. Ses cris même ne parviennent pas à donner l'éveil à qui de droit, coutumier qu'il est de crier sans raison.
Source : Gallica

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