Résumé

Raoul Paillotte Notes sur l'alimentation des nouveau-nés (1890)

L'allaitement mixte par la mère semble préférable à l'envoi de l'enfant en nourrice, à la campagne, loin de toute surveillance directe.
L'allaitement artificiel, mauvais en général, peut cependant donner des résultats à peu près satisfaisants s'il est bien dirigé.
L'alimentation quelle qu'elle soit diffère du tout au tout suivant la personne qui la dirige.
Les troubles digestifs dus à l'allaitement au biberon ou à la cuiller, semblent surtout dus à une intoxication causée soit par des microbes, soit par des ptomaïnes qui altèrent le lait.
Source : Gallica

Raoul Paillotte Notes sur l'alimentation des nouveau-nés (1890)

Inversement, la mère prit au sein l'enfant de la nourrice qui jusqu'à ce jour avait été d'une santé parfaite : cet enfant éprouva rapidement des troubles digestifs analogues à ceux du premier nourrisson.
L'expérience était concluante. Le lait de la mère était manifestement mauvais, impropre à la lactation. On peut émettre l'hypothèse que certaines femmes produisent des substances plus ou moins toxiques, élaborées par la glande mammaire, tout comme le sang de certains animaux est toxique pour d'autres animaux de la même espèce. Il y a là une question qui mérite d'être étudiée.
Source : Gallica

Raoul Paillotte Notes sur l'alimentation des nouveau-nés (1890)

On différenciera encore rintoxication lactée d'avec la diarrhée verte pigmentaire épidémique : dans cette dernière, la réaction des selles est neutre ou un peu alcaline; il n'y a pas de réaction biliaire; l'examen microscopique des selles y dénote l'existence d'un bacille à pigment vert, ne liquéfiant pas la gélatine. Remarquons encore que, comme la variété de diarrhée verte bilieuse précédente, la diarrhée verte pigmentaire est épidémique et survient, elle aussi, et chez les enfants élevés au sein, et chez ceux nourris au biberon.
Source : Gallica

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