Eugène Forcade, Chronique de la quinzaine, histoire politique et littéraire - 30 avril 1861
“ Ce spectateur d’autrefois n’est plus, il s’en est allé où s’en vont les vieilles lunes et les débris des honnêtes et douces mœurs de la vieille France. Il a été remplacé par le spectateur moderne, qui est à la fois beaucoup moins naïf et beaucoup moins exigeant. Aujourd’hui le spectacle n’est plus pour personne un plaisir rare et exceptionnel. On ne se prépare plus d’avance à cette fête de l’esprit ; on ne sait pas la plupart du temps, après le dîner, si on doit aller au théâtre ou si on ne doit pas y aller. ”
