Résumé

Eugène Forcade Chronique de la quinzaine, histoire politique et littéraire - 30 avril 1861

Ce spectateur d’autrefois n’est plus, il s’en est allé où s’en vont les vieilles lunes et les débris des honnêtes et douces mœurs de la vieille France. Il a été remplacé par le spectateur moderne, qui est à la fois beaucoup moins naïf et beaucoup moins exigeant. Aujourd’hui le spectacle n’est plus pour personne un plaisir rare et exceptionnel. On ne se prépare plus d’avance à cette fête de l’esprit ; on ne sait pas la plupart du temps, après le dîner, si on doit aller au théâtre ou si on ne doit pas y aller.
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Eugène Forcade Chronique de la quinzaine, histoire politique et littéraire - 30 avril 1861

Ayant à leur tête une aristocratie riche et éclairée, fournissant à l’empire la fleur de son armée, imbus d’un attachement séculaire pour les garanties du système représentatif, il dépend d’eux de faire tourner au profit des idées libérales dans tout l’empire l’ascendant qu’ils y posséderont dès qu’ils voudront entrer dans le parlement central. Les Hongrois peuvent libéraliser l’Autriche. Or libéraliser l’Autriche, ce sera rendre à la cause de la liberté dans toute l’Europe un service éminent.
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Eugène Forcade Chronique de la quinzaine, histoire politique et littéraire - 30 avril 1861

Ainsi c’est le gouvernement de Turin qui déjà exerce à Rome la première fonction de la souveraineté, la conservation de l’ordre. Des troubles, des malheurs que ne pourraient prévenir ni le caractère vénérable du saint-père, ni les forces françaises, ni la finesse politique de la population, un mot de Turin suffirait pour les conjurer ! Mais de tels mots peuvent-ils se dire, se signer ? Peut-on affronter les responsabilités auxquelles ils engagent ? peut-on gouverner de la sorte un pays où l’on n’a ni organe ni représentant ?
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