Édouard Cazenave de La Roche

Résumé

Édouard Cazenave de La Roche Venise et son climat (1865)

Le Vénitien boit de l'eau de pluie. Des trois sortes d'eau potable qui sont à la disposition, de l'homme, les eaux de source, de pluie et de puits, les premières sont incontestablement les meilleures, car elles-tombent dépouillées de toute substance étrangère et saturées de globules d'air, par conséquent pures et digestibles, deux qualités précieuses que les eaux de source et de puits ne possèdent pas au même degré. Les premiers fondateurs de Venise, rendus ingénieux par l'aiguillon de la nécessité, songèrent à utiliser les eaux de pluie en creusant des citernes pour les recueillir.
Source : Gallica

Édouard Cazenave de La Roche Venise et son climat (1865)

Néanmoins si l'air des lagunes ne contient pas plus que l'air océanique de molécules salines en évaporation, comme il jouit d'un pouvoir rayonnant bien inférieur à celui de l'air continental, la mer absorbant une partie des rayons solaires, il doit se produire à Venise comme en pleine mer, entre la température diurne et nocturne, des écarts et des transitions bien moins marqués qu'en plein continent.
Source : Gallica

Édouard Cazenave de La Roche Venise et son climat (1865)

Un seul fait nous en donnera la preuve l'hiver est plus froid à Milan qu'à Paris, tandis que l'été y est aussi chaud qu'à Rome; à Turin, l'écart est encore plus marqué. Au contraire, Venise, baignée par les humides vapeurs qui se dégagent d'une surface de 1,616 myriamètre carrés que forme l'Adriatique, isolée de la terre ferme par l'eau de ses lagunes, également abritée du nord par de hautes montagnes, dont une heureuse distance l'éloigne, doit jouir de la douceur et de l'uniformité de température qui distinguent les climats
Source : Gallica

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