Gustave Guesviller

Résumé

Gustave Guesviller En musique : roman contemporain (1893)

Et Francis répondait à mi-voix : — Oh ! non, oncle Yvelin.
Un jour, oubliant la présence de Francis, il fit chanter son violon. Quand il eut achevé et que, tout ému encore des caresses mélodieuses, il regagna son établi, il aperçut l'enfant littéralement pétrifié, ravi par une muette extase.
— Eh bien? Qu'est-ce? demanda-t-il effrayé.
L'autre murmura, les mains jointes : — C'était si beau !
Cette naïve et sincère admiration alla droit
au cœur du luthier.
Source : Gallica

Gustave Guesviller En musique : roman contemporain (1893)

Francis baissa les yeux pour cacher son émoi. Que de souvenirs heureux s'exaltaient en son âme ; tout le beau passé d'amour, le passé ivre d'espérances, se symbolisait dans ces pages vibrantes écrites pour elle, l'adorée. Cela aussi était un refrain, mais le refrain infiniment doux qui chantait le bonheur ! Ils s'étaient aimés dans ces mélodies !. Et, comme autrefois, au château, en présence de tout ce monde indifférent, Francis allait s'emparer de Henriane et la posséder tout entière !
Source : Gallica

Gustave Guesviller En musique : roman contemporain (1893)

Voilà de la musique, ça!. On est gai à l'entendre, et on a envie de danser !
Francis attendait toujours. Deux autres télégrammes brefs, ordonnant la patience et conseillant l'espoir, l'empêchèrent de rompre son ban et de retourner à Paris. Dans chacun Henriane avait soin de répéter : « Je réparerai le mal. » Une cruelle incertitude cependant rongeait le musicien. Il s'efforçait d'échapper à ses doutes. Considérant, des rives de la Seine, le pavillon rustique, — nid d'amour, — que les arbres efleuillés ne dissimulaient plus, il excitait sa confiance en mademoiselle Puget-Norville.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature