Georges Lafenestre

Georges Lafenestre

Bartolomea (1882)

Résumé

Portrait de Georges Lafenestre Georges Lafenestre,  Bartolomea (1882)

“ A vous, M. Saverny, son ami ; à vous M. Maynard, son médecin ; à vous Valérien, l'artiste, qui vous êtes unis pour m'appeler, je vous le demande, la Romaine a-t-elle tenu sa parole?
Nous nous inclinâmes respectueusement, tous trois, assez émus : — La Romaine tient toujours sa parole ; poursuivit-elle, n'attendez donc d'elle que ce qu'elle doit faire, mais attendez-le sans crainte. Si je vous jure maintenant à vous trois que je serai jusqu'à la mort la sœur fidèle, la sœur toujours aimante et toujours dévouée du grand artiste que j'ai sauvé, le croirez-vous ?
”
Source : Gallica

Portrait de Georges Lafenestre Georges Lafenestre,  Bartolomea (1882)

“ Quand je sortais de chez elle, errant à travers les ruelles boueuses de Rome, j'avais de la lumière plein la tête, je me souriais en dedans, je m'applaudissais dans l'avenir, j'écoutais monter sur mes lèvres, comme une floraison naturelle, des mélodies incomparables; toute la nuit je travaillais; puis, le lendemain, l'accablement me saisissait, et comprenant que ce n'était pas seulement la fièvre de l'art qui me secouait ainsi, que c'était aussi la fièvre de l'amour, j'avais peur
d'aller devant moi, redoutant des abîmes.
”
Source : Gallica

Portrait de Georges Lafenestre Georges Lafenestre,  Bartolomea (1882)

“ Cette lune me rappela la lune à Rome, ce soir où Valérien, sur son balcon de la villa
Médici, avait laissé échapper de ses lèvres la confidence de ses ambitions, où il m'avait révélé l'énergie de la volonté emprisonnée dans son petit corps.
Dans la chambre du malade, cependant, ni bruit, ni lumière.
— Dormirait-il déjà? fis-je au docteur tout bas.
— Non, hélas ! soyez-en certain. Il rêve, assis à sa fenêtre. J'en ai déjà fait la remarque. Les clairs de lune ne lui vont pas.
”
Source : Gallica

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