Mme d'Avray

Définition et enjeux

Portrait de Louis Énault Louis Énault La veuve (1877)

Quoi qu'il en fût, Mme d'Avray ne descendit point volontairement au tombeau, comme une veuve antique ; elle n'entra pas en religion, comme font parfois les veuves chrétiennes, qui trouvent que Dieu seul est digne de succéder dans leur coeur à un époux adoré.
Outre sa femme, M. d'Avray mort sans enfants laissait après lui une soeur orpheline, belle créature de quinze ans à peine, qui achevait son éducation dans un pensionnat à la mode. Le frère, en s'en allant, emportait le seul appui que la soeur eût ici-bas.
Source : Gallica

Portrait de Louis Énault Louis Énault La veuve (1877)

Les femmes, quand elles le veulent, savent si bien dire non sans parler ! Nature pleine de distinction et de réserve, ennemie de toutes les exagérations, antipathique à cette chose odieuse que l'on a si bien appelée la pose, et ne craignant rien plus que la représentation théâtrale dans le monde, Mme d'Avray, du moment où elle était décidée à y rester, ne voulait point faire de sa douleur un épouvantail.
Source : Gallica

Portrait de Louis Énault Louis Énault La veuve (1877)

L'après-midi du même jour, Mme d'Avray, qui avait donné Champrosé comme cadeau de noces à sa soeur, embrassa la jeune femme, encore parée de son voile de mariée, avec une effusion de tendresse où elle mit toute son âme, et tendant noblement la main à son beau-frère :
« Yvon, lui dit-elle, n'oubliez pas que je vous ai donné, avec cette enfant, le meilleur de moi... rendez-la heureuse ! Cela vous sera bien facile, car elle vous adore.
– Je n'oublierai jamais qu'elle est votre soeur. et je l'aimerai bien ! »
Source : Gallica

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