Louis Énault,
La veuve
(1877)
“ Quoi qu'il en fût, Mme d'Avray ne descendit point volontairement au tombeau, comme une veuve antique ; elle n'entra pas en religion, comme font parfois les veuves chrétiennes, qui trouvent que Dieu seul est digne de succéder dans leur coeur à un époux adoré. Outre sa femme, M. d'Avray mort sans enfants laissait après lui une soeur orpheline, belle créature de quinze ans à peine, qui achevait son éducation dans un pensionnat à la mode. Le frère, en s'en allant, emportait le seul appui que la soeur eût ici-bas. ”
