Joseph Méry,
Le climat de Paris
“ C’est encore à la faute de Pharamond que nous devons une terrible épidémie qui a désolé Paris pendant dix ans, l’épidémie des poëmes épiques sous le règne de Napoléon. Les poètes, race frileuse, emprisonnés chez eux par un climat geôlier, charmaient les ennuis de leur réclusion en embouchant la trompette héroïque. On fait une idylle, une ode, un sonnet en se promenant ; mais il faut au moins trois ans de travaux forcés pour accomplir dignement un poëme épique ; et l’on trompe la perfidie de trois hivers. ”
