Résumé

Jules Luys La locomobilité intra-cranienne du cerveau devant l'Académie de médecine (1884)

En effet, M. Sappey procède dans cette démonstration en employant un facteur qui n'existe jamais dans les conditions régulières de l'organisme : l'emprisonnement du liquide céphalo-rachidien, avec oblitération du trou occipital. Jamais cette condition n'est réalisée chez l'homme vivant; jamais le cerveau ne se trouve ainsi sous pression. Et il s'étonne qu'en établissant ainsi à l'intérieur du crâne un état nouveau de tension du liquide céphalo-rachidien, le cerveau pris dans un milieu anormal ne s'abaisse plus conformément aux lois de la pesanteur !
Source : Gallica

Jules Luys La locomobilité intra-cranienne du cerveau devant l'Académie de médecine (1884)

Il s'est donc mis à l'œuvre et a institué des expériences sur des animaux vivants destinées à faire la lumière sur ce débat. Et, chose inattendue ! il est venu confirmer la thèse que je soutiens sur la locomobilité du cerveau.
« La locomotion du cerveau est réelle, dit-il, à tous les âges et chez tous les animaux vivants. » Il a vu, lui, les déplacements du cerveau, il les a vus, dis-je, s'opérer sur l'animal vivant, comme moi je les ai vus sur le cadavre.
Source : Gallica

Jules Luys La locomobilité intra-cranienne du cerveau devant l'Académie de médecine (1884)

Il admet, en effet, avec tous les auteurs que la pulpe cérébrale contenue dans la cavité crânienne est soumise à de très petits mouvements de resserrement et d'expansion isochrones aux mouvements respiratoires et aux pulsations artérielles (p. 495 et 497) . Mais, voici où est l'aveu implicite ; au point de vue de la physique pure, pour que ces mouvements de dilatation et de resserrement de la pulpe cérébrale aient lieu, il faut qu'il y ait dans la boîte crânienne une certaine place vacante et un espace libre variable entre le contenant et le contenu de l'encéphale.
Source : Gallica

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