Résumé

Conte fantastique dans le royaume des oiseaux (1866)

“ Quant au hibou, voûté de taille, Exclus de la société, Dormant le jour dans la muraille De tours croulant de vétusté, Et s'envolant dans la nuit sombre, Escorté de remords sans nombre Jusqu'au fond de quelque forêt, Ainsi que font les contumaces Pour échapper à leur arrêt, Vivant de vers et de limaces Et jetant ses cris aux échos, II erra par monts et par vaux. ”
Source : Gallica

Conte fantastique dans le royaume des oiseaux (1866)

“ « J'aime avant tout l'escobardise ; « Je laisse à d'autres les amours « Et les vices de paillardise; « J'aime en de sinueux détours « A tendre mes noires embûches, « A dérober le miel des ruches, « A saisir au vol mon prochain « Pour l'étouffer sous mon grappin ; « J'aide plus un mérite occulte : « Si je dis blanc, c'est que c'est noir
« Car l'hypocrisie est mon culte, « Et le mensonge mon devoir. »
— Amen, mon maître, dit l'oison. —
Alors, à l'œuvre! fit le traître, Et récitons une oraison.
Pour bien lui faire tout connaître, Appelons le merle siffleur, C'est un doux oiseau beau parleur.
”
Source : Gallica

Conte fantastique dans le royaume des oiseaux (1866)

“ « Et voudrais sous des plis funèbres « Pouvoir éteindre le soleil.
« Le grand jour refroidit mes veines; « Dans l'ombre je suis plus hardi « Et je ferais bien six neuvaines « Pour qu'il fit nuit en plein midi.
« Ma règle est la parcimonie; « Ce sont mes goûts, c'est ma manie; « Donc, point de profane projet.
« Mais Dieu voulant des sacrifices « J'entends qu'on garde le budget « Pour bâtir de saints édifices. »
— Oui, tout pour la sainte maison.
S'exclama le béat oison. —
Et le merle, par déférence Envers la dévote puissance
Qui pérorait si savamment, Écrivait tout aveuglément.
”
Source : Gallica

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