Résumé

La mère michel (1913)

“ Non! Le Compère Lustucru n'avait point la berlue! Son œil était aussi clair que de coutume; aucune taie, durant la nuit ne s'en était venue obscurcir sa rétine, et, s'il ne voyait point son merle Théodore à sa place accoutumée, c'est tout simplement parce que Théodore ne se trouvait plus dans sa cage.
— Oïe...! Oie! s'écria tout d'abord le Compère
Lustucru, qui ne trouva que ces deux interjections pour dépeindre son étonnement.
”
Source : Gallica

La mère michel (1913)

“ Ce formidable cri de Vive l'Empereur avait fait rapidement revenir à elle l'infortunée Mère Michel, qui s'écria soudain :
— Serait-ce vrai ?
— Puisque Treillage l'assure! clama Fumerolle.
— L'Empereur revient?
— Demain, il sera aux Tuileries, expliqua Treillage. Le roi a filé, tous les mirliflores et freluquets de gardes et de mousquetaires se sont déjà envolés, comme lapins au premier coup de fusil ; le peuple se trémousse de joie et les trois couleurs flottent déjà à toutes les fenêtres.
”
Source : Gallica

La mère michel (1913)

“ Car Victoire était trop vieux pour pouvoir, comme autrefois, s'escrimer comme un vélite, faire le salut militaire ou miauler : Vive l'Empereur !
Mais, tel qu'il était, il demeurait néanmoins un objet de vénération pour les vieux de la vieille, et les demi-soldes arrivaient chaque jour plus nombreux au cabaret de la Mère Michel, avides de voir ce fameux chat que le Petit Caporal avait caressé de sa propre main, et de passer, eux aussi, une main respectueuse et tremblante sur ce pauvre dos, comme s'il y fut resté quelque parcelle de la chaleur du Grand Disparu.
”
Source : Gallica

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