Résumé

Henri Avelot Girofla : ou "la Petite-fille de la mère Michel" (1911)

Fanfan La Tulipe allait, suivant son habitude, s'y élancer le premier, mais il n'en eut pas le temps, car déjà Girofla courait vers lui en criant : « Arrêtez, général, et écoutez-moi. Epargnez la ville, puisqu'il en est temps encore. » Avec une grande franchise, mais en passant un peu vite, par modestie, sur ses angoisses personnelles, elle fit le récit des incidents de la nuit. Quand elle eut terminé : « Girofla, dit La Tulipe, tu as plus d'esprit dans ton petit doigt que je n'en ai dans mes cinq pieds six pouces. Reçois, en ce jour, la seule récompense digne de ta valeur. »
Source : Gallica

Henri Avelot Girofla : ou "la Petite-fille de la mère Michel" (1911)

Sur la place des Flonflons, la veuve Michel habitait avec sa petite-fille Girolla dans la maison voisine de la rôtisserie Lustucru. Un matin, on vit la bonne dame paraître à sa fenêtre en costume de nuit, la tête auréolée de papillotes en papier brouillard, les traits convulsés, les yeux brillant comme des phares sous les verres bombés de ses lunettes. Elle se mit à crier à tous les échos « qu'on lui avait volé son chat ».
La mère Michel — on l'appelait familièrement -ainsi — avait la réputation d'être fort criarde et un peu folle.
Source : Gallica

Henri Avelot Girofla : ou "la Petite-fille de la mère Michel" (1911)

En vérité, votre insolence dépasse toute mesure. Comment? Des étrangers, qui se piquent de civilisation, s'introduisent comme des voleurs dans un royaume tranquille et, sans tambour ni trompette....
— Nous avons l'un et l'autre, protesta Guilleri.
— Taisez-vous!... Sans tambour ni trompette, ils s'implantent au cœur même de l'état... de mes états!! Alors ils se dressent les armes à la main. Ils s'imaginent, les insensés, ne faire qu'une bouchée de la reine Tartine!
Source : Gallica

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