Résumé

Louis Esquieu Les Jeux populaires de l’enfance à Rennes

Le chat a le droit de les saisir et de les chatter en les frappant trois fois s’il peut les rejoindre avant qu’ils n’aient eu le temps de se hisser quelque part. Les positions prises par les joueurs pour se soustraire à ces trois coups sont souvent des plus bizarres : on en voit en équilibre sur un petit fragment de pierre, ils chancellent et font des efforts inouïs pour se maintenir, car le chat les guette du coin de l’œil, et gare s’ils mettent pied à terre ! L’animation de ce jeu est telle que parfois un enfant sur le point d’être chatté monte sur sa coiffure qu’il jette à terre
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Louis Esquieu Les Jeux populaires de l’enfance à Rennes

Plus que tout autre, celui qui recherche les traditions populaires a l’occasion de le constater et de le déplorer. Il y a quelques années seulement, vous eussiez demandé à un enfant jouant à la toupie pourquoi il prenait ce jeu chaque jour et non celui de la thèque ou des canettes, qu’il vous eût imperturbablement répondu : « Parce que ce n’est pas le temps des canettes ou de la thèque. »
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Louis Esquieu Les Jeux populaires de l’enfance à Rennes

Le jeu de canettes le plus usité s’appelle « tic-toc ». Les joueurs s’établissent au pied d’un mur devant lequel le terrain est aussi plat que possible. L’un d’eux pose son feu, c’est-à-dire met une canette à environ 80 centimètres du mur, contre lequel les autres lancent leurs canettes, une à une, chacun à son tour, en s’efforçant de leur donner une direction telle qu’à leur retour elles frappent soit le feu, soit les canettes restées au jeu sur le sol. Celui qui a obtenu ce résultat ramasse tout et avec une précipitation qui n’indique pas une bien grande confiance en ses partenaires.
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