Résumé

Valeur religieuse de l'Education physique et du sport (1959)

« La recherche de l'athlète pour adapter son geste à l'acte sportif est loin d'être impersonnelle. Au contraire, chacun la conduit selon son propre tempérament. Le style de l'athlète dépend non seulement de
la technique du saut, de l'uppercut ou du coup droit, mais encore des caractéristiques de sa morphologie, de son système nerveux, de sa personnalité. En sport, comme en art, « le style, c'est l'Homme même ». Un style ne s'imite pas, il se crée. Un jeune homme de quinze ans peut rêver de la foulée de Ladoumègue ou du saut d'Owens, il devra réaliser sa propre foulée, son propre saut.
Source : Gallica

Valeur religieuse de l'Education physique et du sport (1959)

Tout sport d'équipe, pour imprimer au joueur les vertus morales et sociales qu'il est capable de lui donner, suppose chez ce joueur non seulement l'entraînement physique, mais aussi une préparation morale. Si tant d'équipes manquent d'ordre et de cohésion, et de discipline, c'est que les qualités d'âme, les habitudes morales, la valeur humaine des équipiers est, antérieurement, au jeu et en dehors du jeu, en dessous du médiocre.
Source : Gallica

Valeur religieuse de l'Education physique et du sport (1959)

Peut-on dire que la conscience d'avoir été d'une tenue morale exemplaire pendant un entraînement, une partie ou un exercice, suggère au sportif le désir d'étendre ces vertus morales à toute sa vie familiale ou professionnelle ? Ne pourrait-on pas prétendre, au contraire que le sport comporte le danger de deux illusions : illusion de posséder des qualités qu'il n'a pratiquées que pendant la compétition — illusion de se croire dispensé de pratiquer, en ville ou chez lui, des qualités que l'on a admirées sur le stade.
Source : Gallica

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