Pierre de Coubertin

Pierre de Coubertin

Résumé

Portrait de Pierre de Coubertin Pierre de Coubertin Le Sport Suisse

Le bluff est inutile en sport parce que les résultats sportifs s’inscrivent en chiffres ou en faits ; ils ne permettent de mentir ni aux autres ni à soi-même. — L’entraînement vient à bout sinon de tout, du moins de beaucoup. L’entraînement, c’est une résolution quotidienne, une grimpée pas à pas, coupée d’arrêts et de reculs, mais appuyée sur une canne solide qu’on appelle la volonté.
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De limite supérieure, la pédagogie sportive n’en connaît d’autre que l’usure de l’âge. Voilà la seconde erreur d’aujourd’hui. Le sport est considéré comme d’essence juvénile (donc passagère) et collective. Or, pour agir vraiment sur la cité, sur la nation, sur la race, il doit avant tout être individuel et prolongé jusqu’au plus loin possible. Un grand chef d’armée disait que rien ne valait comme producteur d’énergie sans couture un soldat de vingt-huit à trente ans. De même rien ne rayonne davantage dans la vie civile que ce que j’appellerai l’heure étale.
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Par contre, la pédagogie sportive a ceci de particulier qu’elle dépasse les limites de l’adolescence et déborde sur l’âge adulte. Son objet, après avoir ciselé l’éphèbe, est aussi de maintenir la ciselure chez l’homme fait. Son application a une limite inférieure ; l’enfance ne lui appartient pas. C’est une redoutable erreur que nous commettons aujourd’hui de mettre trop tôt le contact entre l’enfant et le sport organisé.
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