Résumé

Portrait de Pierre de Coubertin Pierre de Coubertin Les Assises philosophiques de l’Olympisme moderne

Cela est naturel car l’Olympisme appartient à l’Histoire. Célébrer les Jeux olympiques, c’est se réclamer de l’Histoire.
Aussi bien c’est elle qui pourra le mieux assurer la Paix. Demander aux peuples de s’aimer les uns les autres n’est qu’une manière d’enfantillage. Leur demander de se respecter n’est point une utopie, mais pour se respecter, il faut d’abord se connaître. L’histoire universelle telle que désormais on peut l’enseigner en tenant compte de ses exactes proportions séculaires et géographiques, est le seul véritable fondement de la véritable paix.
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L’idée de trêve, voilà également un élément essentiel de l’olympisme ; et elle est étroitement associée à l’idée de rythme. Les Jeux olympiques doivent être célébrés sur un rythme d’une rigueur astronomique parce qu’ils constituent la fête quadriennale du printemps humain, honorant l’avènement successif des générations humaines. C’est pourquoi ce rythme doit être maintenu rigoureusement. Aujourd’hui, comme dans l’antiquité d’ailleurs, une Olympiade pourra n’être pas célébrée si des circonstances imprévues viennent à s’y opposer absolument, mais l’ordre ni le chiffre n’en peuvent être changés.
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La seconde caractéristique de l’olympisme, c’est le fait d’être une aristocratie, une élite ; mais, bien entendu, une aristocratie d’origine totalement égalitaire puisqu’elle n’est déterminée que par la supériorité corporelle de l’individu et par ses possibilités musculaires multipliées jusqu’à un certain degré par sa volonté d’entraînement. Tous les jeunes hommes ne sont pas désignés pour devenir des athlètes.
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