Pierre de Coubertin,
Discours prononcé à l’ouverture des Congrès olympiques à l’Hôtel de Ville de Prague
“ Une autre utopie est celle-ci : s’imaginer que le sport peut être au nom de la science, uni d’office à la modération et obligé de vivre avec elle. Ce serait là un monstrueux mariage. Le sport ne peut être rendu craintif et prudent sans que sa vitalité s’en trouve compromise. Il lui faut la liberté de l’excès. C’est là son essence, c’est sa raison d’être, c’est le secret de sa valeur morale. Qu’on enseigne à oser avec réflexion est parfait mais qu’on enseigne à craindre d’oser est folie. Car l’audace pour l’audace sans nécessité réelle, voilà par où notre corps survole son propre animalisme. ”
