Résumé

Traité sur la connoissance du royal jeu de paume et des principes qui sont relatifs aux différentes… (1783)

Si la fortune eût forcé certains amateurs à pratiquer par état un jeu qu'ils ne suivent que par récréation, ils auroient sûrement égalé les plus fameux paumiers, — ceux-ci, la plupart enfants de la balle, avant presque toujours la raquette en main, parviennent à la fin par une habitude mécanique à vaincre les obstacles, au lieu qu'un amateur est subordonné à mille circonstances qui ne lui permettent que de jouer par intervalle
Source : Gallica

Traité sur la connoissance du royal jeu de paume et des principes qui sont relatifs aux différentes… (1783)

Deux joueurs qui s'accordent dans la combinaison de leur attaque & de leur défense, ont un grand avantage fur des adversaires qui ne jouent que par l'ostentation de montrer leur prétendue science. Ceux-là étudient le mouvement de leur antagoniste ; ils se portent, par cette perspicacité, d'abord, à la parade, en s'avertissant tour a tour ; de forte que si l'un est pris en défaut, l'autre puisse, en arriere, reprendre la même balle ; au lieu que ceux-ci ont pour systême, que le joueur qui joue le plus de coups est censé le plus habile
Source : Gallica

Traité sur la connoissance du royal jeu de paume et des principes qui sont relatifs aux différentes… (1783)

Tous les amateurs, novices à la Paume, ont éprouvés des supercheries, & comme ils ont été pris pour dupes, ils croient pouvoir prendre leur revanche vis-à-vis de ceux qui commencent à prendre la raquette après eux. Point de jeu plus séduisant, pour un jeune amateur, que celui de la Paume : plus un joueur y acquiert des connoissances, plus il est séduit par des illusions trompeuses. Il croit d'abord, quand il prend une raquette, que ce jeu est facile & qu'il fera bientôt au nombre des forts joueurs.
Source : Gallica

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