Résumé

Louis-Marie Bajot Eloge de la paume et de ses avantages sous le rapport de la santé et du développement des facultés physiques… (1854)

Je n'aurais jamais cru qu'une pareille nation jouât à la paume avec autant d'ordre et de justesse. Ce divertissement dure jusqu'à midi, et, pendant que les hommes
jouent, les femmes s'occupent à différents petits ouvrages. Mais, lorsque midi sonne, elles les quittent pour prendre chacune un battoir, et vont jouer à la paume, portant chacune leur enjeu. Ce battoir est arrondi à l'extrémité et large d'un tiers d'aune ; son manche est long de trois palmes. Elles saisissent ce battoir à deux mains, et chassent la balle avec tant de roideur qu'il n'y a pas d'Indien qui ose la parer avec l'épaule.
Source : Gallica

Louis-Marie Bajot Eloge de la paume et de ses avantages sous le rapport de la santé et du développement des facultés physiques… (1854)

La gymnastique, surtout la sphéristique, et principalement la Paume, ne sont pas, comme on le verra ci-après, étrangères à la politique, à la philosophie, à la morale, à la religion elle-même. Elles sont les plus puissants auxiliaires de l'hygiène et de la thérapeutique; elles ont leur législation, leur architecture, leurs antiquités, leur universalité, leur perpétuité.
Il n'a jamais existé de peuple sans musique, sans poésie, sans gymnastique. La musique, c'est l'âme ; la poésie, c'est le cœur ; la gymnastique, c'est le corps.
Source : Gallica

Louis-Marie Bajot Eloge de la paume et de ses avantages sous le rapport de la santé et du développement des facultés physiques… (1854)

Quelles épaules, quels muscles de dos et de reins chez les portefaix! Quels poumons, quelle voix de Stentor chez les chanteurs ! Quels nerfs dans les jambes et dans les cuisses chez les porteurs de chaises! Quelle fermeté de poignet, enfin, chez les hommes qui ont l'habitude de jouer à la paume! D'où cela vient-il? du travail, de l'exercice qui, d'un même moyen, disposent le corps à recevoir une nourriture nouvelle et plus abondante, et favorisent l'évacuation des sucs qui cessent d'être nécessaires à la nutrition, en entretenant la transpiration.
Source : Gallica

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