“ Ou bien tu le verras de lauriers ombragé,Ou bien, lassé de vivre, enfin mûr pour les planches.Après vingt ans d’efforts, l’homme au repos a droit ;Si la gloire s’obstine à refuser mon toit,J’aurai du moins l’honneur de l’avoir attendue :Et non pas à genoux, l’œil noyé, comme tantDe pieux faquins chez qui je la vois descendue,Mais droit, la lèvre altière et le regard distant. CONSEIL A L’AMOURAmour, lorsque ma lèvre en ta jeune toisonCherchait à prolonger des instants misérables,Mon cœur, troublé par toi, ne jugeait désirablesNi le repos des champs, ni la sage raison. ”
Henri Deberly
Résumé
“L'Arc-en-Ciel”, est une œuvre de Henri Deberly. Des thèmes tels que jonques, chérissables ou la lèvre y sont abordés.
Citations de L'Arc-en-Ciel (Henri Deberly)
“ Tu noyais dans le vin tes grands chagrins passés ;Et toi, pauvre Cryon, toi que j’aimais assez,Ne méprisais-tu pas l’amour et les poètes ?O fantômes sans voix que cherche à retenirL’esprit qui vous à dû ses premières alarmes,Votre amitié déjà n’est plus que souvenir.Artisan d’un bonheur qui peut ne point finir,Je vous évoque, avec vos travers et vos charmes,Et ne sais si vraiment vous méritez des larmes ! L’IMMORTELLEO Sérénité,Tout n’est que décombres,Ruines sans beauté,Dans ce cœur plein d’ombre ! ”
“ Je mourrai, Cryon, loin des cœurs jaloux,Sans avoir revu ton charmant visage,Car la solitude est le lot du sageEt convient, mon cher, au trépas des loups ! NOVEMBREMollement, tristement, l’averse bat la plaine,Son fluide réseau tient l’horizon captif,La feuille morte abonde en la morte fontaine,Le tourtereau mouillé roucoule un chant plaintif.Novembre, noir fourrier de l’hiver, quand la faceDe chacun de tes jours se montre à mes carreaux,Je sens mon cœur se fondre, et méprise l’audace,Et vais goûter l’espoir aux portes des tombeaux. APRÈS MOI ”
