Roald Amundsen,
Le Tour du monde
“ La brise, quoique moins forte qu’hier, est encore très fraîche. Attendre une embellie sous un vent glacé avec des vêtements plutôt légers n’est pas un lever précisément agréable. Enfin, les nuages s’écartent, nous laissant apercevoir les alentours. Nous nous trouvons, en effet, sur une ondulation du glacier. Très rapide vers le sud, la pente l’est beaucoup moins vers le sud-est ; dans cette direction, elle aboutit à une immense plaine. Aucune crevasse non plus qu’aucun accident n’est visible. Toutes les montagnes ont disparu, la chaîne Fridtjof Nansen, comme la crête Don Pedro Christophersen. ”
