Roald Amundsen

Roald Amundsen

Résumé

Portrait de Roald Amundsen Roald Amundsen Le Tour du monde

La brise, quoique moins forte qu’hier, est encore très fraîche. Attendre une embellie sous un vent glacé avec des vêtements plutôt légers n’est pas un lever précisément agréable. Enfin, les nuages s’écartent, nous laissant apercevoir les alentours.
Nous nous trouvons, en effet, sur une ondulation du glacier. Très rapide vers le sud, la pente l’est beaucoup moins vers le sud-est ; dans cette direction, elle aboutit à une immense plaine. Aucune crevasse non plus qu’aucun accident n’est visible. Toutes les montagnes ont disparu, la chaîne Fridtjof Nansen, comme la crête Don Pedro Christophersen.
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Portrait de Roald Amundsen Roald Amundsen Le Tour du monde

Toujours de la glace vive et toujours des crevasses, mais en moins grand nombre que les jours précédents. Cela ne finira donc jamais ! Çà et là apparaissent quelques plaques de neige. Bientôt, elles augmentent en nombre et en étendue ; finalement, elles forment une nappe d’un seul tenant. Aussitôt nous reprenons les skis, nous en avons enfin terminé, semble-t-il, avec ce glacier diabolique, et nous voici sur le plateau culminant. Courte est notre joie. Un peu plus loin, la présence d’un gros monticule annonce de nouvelles difficultés.
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Portrait de Roald Amundsen Roald Amundsen Le Tour du monde

Le temps est superbe, clair et calme. L’escalade de l’escarpement est pénible ; cette fois encore, les chiens enlèvent brillamment l’obstacle. Comme la veille, la neige molle retarde la marche. Au lieu de suivre la route d’hier, nous nous dirigeons droit vers le point où nous avons décidé d’attaquer la dernière grande pente du glacier. À mesure que nous approchons de la nappe glacée qui passe entre le mont Ole Engelstad et le Fridtjof Nansen, une émotion intense nous saisit.
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