Le capitaine Scott

Résumé

Le capitaine Scott Le Tour du monde

LA MER SE BRISANT CONTRE UN TRAIN DE GLACE PRÈS DU CAP EVANS. Mercredi, 31 mai. — Ce matin, ciel couvert, seulement 25° sous zéro. Après le déjeuner, je vais me promener. L’air est lourd ; j’ai si chaud que je marche la tête et les mains nues. Après un calme plat, tout à coup, à 5 heures, le vent se lève au Sud, soufflant à la vitesse de 64 kilomètres à l’heure, et bientôt un nouveau blizzard est déchaîné. Jamais je n’ai vu tempête arriver aussi rapidement ; on peut donc être exposé à se perdre, même dans le voisinage de la maison.
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Le capitaine Scott Le Tour du monde

Une demi-heure plus tard, ses skis s’étant détachés, il abandonne le halage. La piste est abominable, la neige molle récemment tombée colle aux patins. Le ciel est couvert et la terre enveloppée de brume. Au bout d’une heure, nous nous arrêtons. Evans nous rallie, mais très lentement. Une demi-heure après, de nouveau il s’arrête pour rajuster ses patins et demande à Bowers un lacet. Je le supplie de nous rejoindre ensuite aussi vite qu’il le pourra. Il me répond très gaîment. Pour haler le traîneau, ceux qui restent doivent tirer ferme, et suent à grosses gouttes.
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Le capitaine Scott Le Tour du monde

Jamais Bowers ne demeure un instant oisif. Il lance les ballons-sondes, il promène son poney, après quoi, si personne n’a le temps de s’occuper des chiens, il les sort. La promenade des chiens terminée, il passe à la météorologie et prend des mesures thermométriques sur la neige pour les comparer aux observations de la station. Il aime la vie en plein air et semble ne sentir ni le froid ni les intempéries. Lorsqu’il n’est pas occupe au dehors, il étudie à fond la question de la nourriture et du vestiaire dans les expéditions en traîneau
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